Eviter à tout prix un procès qui écornerait sérieusement l’image de ces géants. C’est l’objectif recherché par Apple, Google, Adobe et Intel avec le chèque de 415 millions de dollars proposés à 64 000 plaignants. Les quatre firmes espèrent ainsi refermer définitivement le dossier des « ententes anti-embauches ». Un accord tacite avait été conclu par lequel chacune des entreprises s’interdisait d’embaucher un ingénieur en provenance d’un concurrent. Objectif : éviter la fuite des secrets industriels et contenir les salaires dans la Silicon Valley.

Un accord à 415 millions de dollars pour Apple, Google, Adobe et Intel
La menace d’une class action a fini par payer. Apple, Google, Intel et Adobe ont proposé 415 millions de dollars aux 64 000 anciens employés prêts à aller en justice. Ce règlement à l’amiable vise à refermer un dossier qui empoisonne la Silicon Valley depuis quelques années : l’entente sur les embauches. Une petite dizaine de grosses firmes – Apple, Google, LucasFilm, Pixar, Adobe, Intel, Intuit – s’étaient mises d’accord pour ne pas recruter chez les concurrents. En clair, Apple ne devait pas proposer à un cadre de Google de rejoindre Cupertino, et Pixar s’engageait à ne pas débaucher un employé de LucasFilm. Cette entente devait éviter la fuite des secrets industriels sur les nouveaux produits mais aussi (surtout ?) calmer les prétentions salariales des employés en mobilité d’une firme à l’autre.
Apple et les autres avaient proposé un premier chèque refusé
L’affaire a commencé en 2010. La justice américaine commence ses investigations suite à une plainte déposée par un ancien salarié de LucasFilm. Le recours collectif concerne aussi des firmes comme Apple ou Google. On évoque des mails échangés entre les patrons de ces entreprises évoquant clairement la limitation des embauches chez le voisin. Un premier règlement à l’amiable est alors mis sur les rails : Apple et les autres proposent 324,5 millions de dollars. C’était sans compter sur la juge Koh qui rejette l’accord jugé trop faible. Quelques-unes des entreprises menacées par la class action ont quand même réussi à se tirer d’affaire en signant un chèque de 20 millions de dollars pour leurs employés. C’est pour cela que l’accord de 2015 ne concerne plus que quatre sociétés. D’après les observateurs de la Silicon Valley, Apple, Google, Adobe et Intel devraient cette fois avoir gain de cause.
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Quelques années*
Oui