C’est le nerf de la guerre lorsque l’on s’appelle Apple, Google ou encore Microsoft. Le lobbying est souvent un poste de dépenses important pour ces entreprises très exposées et éminemment politiques. Depuis que Tim Cook dirige Cupertino, Apple a augmenté ses efforts dans ce domaine : entre janvier et septembre 2014, la Pomme a dépensé 2,9 millions de dollars pour faire pression sur les élus. Loin derrière ses rivaux Google et Microsoft.

En neuf mois, Apple a dépensé 2,9 millions de dollars en lobbying
Demain, mardi 27 janvier, Tim Cook va présenter les comptes du quatrième trimestre de Apple. On saura alors si le record de 2013 est battu dans un domaine un peu particulier. Il ne s’agit ni des ventes d’iPhone, ni de celles des Macs mais des efforts en matière de lobbying. Pendant les neuf premiers mois de 2014, Apple a déjà dépensé 2,9 millions de dollars pour « faire pression » sur les élus américains et tenter d’influencer les lois par des voies légales.
Selon OpenSecrets.org et Bloomberg, la Pomme est intervenue l’année dernière auprès de la Maison Blanche, du Congrès américain et d’agence comme la Food and Drug Administration (équivalent de l’agence nationale de sécurité du médicament en France) ou encore de la commission pour la protection des consommateurs et la libre concurrence. On peut penser que les discussions entre Apple et ces officiels portaient sur la protection des données, la confidentialité ou encore l’accès des services de renseignement à des informations sensibles.
Apple s’appuie sur les réseaux d’anciens hauts fonctionnaires
Depuis que Tim Cook a remplacé Steve Jobs à la tête de Cupertino, les dépenses en lobbying ont fortement augmenté. Atteignant à peine 2 millions de dollars en 2012, elles pourraient dépasser les 3,4 millions pour 2014. Ce chiffre est pour l’instant le record atteint en 2013 pour Apple. A titre de comparaison, il avait fallu six ans pour passer de 1 à 2 millions de dollars entre 2006 et 2012.
Depuis le changement à la tête de la Pomme, des embauches un peu particulières ont aussi eu lieu. Des anciens de cabinets ministériels ou parlementaires se sont recyclés chez Apple. En 2013, l’ancien chef de cabinet de la commission des finances a rejoint le bureau du lobbying à Cupertino. Il y a rejoint l’ancienne directrice de l’agence fédérale pour la protection de l’environnement. Autant de cadres qui peuvent faire jouer leurs réseaux dans l’appareil d’Etat pour faire évoluer les lois dans un sens plus favorable à Apple. Malgré ses efforts, la Pomme reste un petit joueur dans le domaine du lobbying : pendant les trois premiers trimestres de 2014, Microsoft y a consacré 6 millions de dollars et Google 13,7 millions.