Que reste-t-il de Google lorsqu’on lui enlève son moteur de recherche ? Le géant de Mountain View a évidemment développé au fil des ans de nouveaux programmes mais la recherche sur internet reste sa principale ressource grâce à la pub qu’elle attire. Alors si les clients de Google renégocient tous leurs contrats, c’est quand même une manne importante qui va changer de main. Les analystes d’UBS ont tenté de chiffrer le manque à gagner de Google si Apple décide de l’éjecter de Safari pour iOS, comme il en aurait l’intention. Résultat : le chiffre d’affaires du géant s’en ressentirait moins que sa part de marché.
Google veut maintenir son emprise sur l’internet mobile avec Safari
Le bras de fer serait engagé depuis déjà plusieurs mois. Actuellement moteur de recherche par défaut de Safari sur iOS, Google pourrait bien se voir refuser l’entrée du navigateur d’Apple pour mobile. La renégociation est en cours mais le précédent Mozilla a ouvert une brèche. Les analystes d’UBS ont tenté de chiffrer la perte qu’accuserait Google si le marché Safari devait lui échapper. D’abord, le géant tire 10% de son chiffre d’affaires brut annuel de son deal avec Safari, soit 7,8 milliards de dollars.
Mais selon UBS, la perte ne serait pas aussi importante car le bureau d’études estime que la moitié des utilisateurs de Safari privés de Google par défaut y reviendraient de manière volontaire. Donc la perte serait environ de 5% sur le chiffre d’affaires brut et de 3% sur les revenus nets. Autre élément du débat : la part de marché de Google serait plus impactée. Safari sur iOS serait responsable de 43% de toute la navigation en ligne. Même un taux de retour des utilisateurs de 50%, la perte est estimée à environ 25% du marché global de la recherche mobile.
L’histoire Google Maps/Plans pourrait se répéter avec Safari
Si réellement Apple met fin à son accord avec Google pour Safari sur iOS, la question est de savoir par quoi il va le remplacer. Plusieurs possibilités s’offrent à la Pomme. D’abord, elle peut faire comme Mozilla qui a signé avec Yahoo pour son navigateur Firefox. La part de marché de Yahoo en a profité et a dépassé les 10%, entrainant une perte du même ordre pour Google ancien pensionnaire de Firefox. Un autre concurrent serait aussi sur la ligne de départ pour Safari sur iOS : Bing de Microsoft. Autre possibilité : la renégociation des contrats serait l’occasion pour Apple de lancer son propre moteur de recherche. Les observateurs rappellent le précédent de Plans, qui a remplacé Google Maps dès que le contrat avec ce dernier a été dénoncé.

3 commentaires
Belle comparaison historique : après la rupture, Plans a bien mis deux ans à revenir au niveau. Au début c’était minable, j’ai beaucoup regretté qu’Apple supprime les données géographiques de Google et veuille réinventer la roue.
Jeter le bébé avec l’eau du bain, c’est pas malin.
Il leur faudra 10 ans avant de détrôner Gogol.
Surtout si c’est pour avoir Bing en moteur de recherche par défaut…
De toute façon, si Apple décide de supprimer Google comme moteur de recherche de Safari, j’y reviendrai, je déteste Bing et n’apprécie pas plus Yahoo. Et Apple a intérêt à faire très attention s’il souhaite créer son propre moteur… Pour ne pas avoir à subir la même débâcle qu’avec Plans…